Un premier syndicat chez Amazon

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Jusqu’à maintenant, Amazon avait toujours lutté, avec succès, contre toute velléité syndicale. Cependant, pour la première fois, les employés d’un entrepôt logistique new-yorkais ont voté en faveur d’un syndicat indépendant pour les représenter face à la plateforme de commerce en ligne.

Et c’est ainsi que le deuxième employeur des Etats-Unis s’est enfin doté d’un syndicat…

L’échec surprenant du lobbying d’Amazon

Cette victoire est pour le moins surprenante, puisqu’Amazon se donne les moyens de lutter contre les mouvements syndicaux. A cet effet, le géant américain a dépensé 4,3 millions d’euros en 2021 (TechCrunch). Amazon se serait également permis de faire appel aux services de cabinets de conseil pour dissuader les salariés à soutenir la création du syndicat. De plus, pendant la campagne électorale, des réunions visant à orienter le vote contre la création d’un syndicat auraient été organisées.

Une réaction à la pandémie 

La victoire de l’Amazon Labor Union (ALU) à 2654 voix contre 2131 ne concerne que les employés de l’entrepôt JFK8 de Staten Island. En revanche, il s’agit d’un succès symbolique majeur, d’autant plus que ce syndicat indépendant a été créé par un ancien manager de l’entrepôt, Christian Smalls, licencié en 2020 pour avoir enfreint les mesures sanitaires prises par Amazon durant la crise du Covid19. Ce dernier avait en effet organisé un mouvement de grève pour justement réclamer plus de sécurité pour les employés pendant la crise sanitaire. 

Une victoire dans un contexte hostile au syndicalisme

De manière générale, les américains sont réticents à payer des cotisations mensuelles pour soutenir une organisation chargée de négocier et défendre les contrats de travail. En effet, 28 Etats ont interdit le “closed shop”, une pratique rendant obligatoire le paiement de cotisations à un syndicat afin de faciliter l’obtention d’un emploi.

Améliorer les conditions de travail

Alors que, selon une étude du New York Times, règnent une “culture de la peur” et une “surveillance intensive de la productivité” sur la plateforme JFK8, l’ALU ambitionne de diminuer les cadences de travail, et d’augmenter les salaires ainsi que le nombre de congés payés.

 

Sources : 

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