Pourquoi des sites français deviennent payants en cas de refus des cookies ?

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Suite au 1er avril, de nombreux sites obligent désormais à s’abonner pour accéder à leurs contenus en cas de refus des cookies publicitaires.

Les sites à grand public AlloCiné, JeuxVideos.com, Purepeople, Marmiton font partie de ceux qui ont désormais conditionné l’accès à leurs contenus à l’acceptation de cookies.

Marmiton propose un abonnement à 0,49 € par mois, les sites JeuxVideos.com et AlloCiné 2 €, et Prisma Media 4,99 € pour tout site appartenant à son univers (Femme Actuelle et Cuisine Actuelle entre autres).

Le message du « cookie wall » affiché pas AlloCiné est le suivant : «Le modèle économique de Allociné.fr repose historiquement sur l’affichage de publicités personnalisées basées sur l’utilisation de cookies publicitaires, qui permettent de suivre la navigation des internautes et cibler leurs centres d’intérêt. La nouvelle réglementation relative aux cookies ne permet plus à Allociné.fr de s’appuyer sur cette seule source de revenus. En conséquence, afin de pouvoir maintenir le financement de et fournir les services proposés tout en vous offrant une même qualité de contenu éditorial sans cesse renouvelé, nous vous offrons la possibilité d’exprimer votre choix entre les deux alternatives suivantes d’accès : Accéder au site pour 2 TTC pendant 1 mois sans cookie publicitaire ou accéder au site gratuitement en acceptant les cookies publicitaires.»

Le site AuFeminin (et tout site appartenant au même groupe) propose dans un premier temps d’accepter ou refuser les cookies. En cas de refus, on peut voir l’affichage de l’option payante : «Vous avez choisi de refuser les cookies, notamment ceux concernant la publicité personnalisée et la mesure d’audience. En l’absence de revenus publicitaires, l’accès aux contenus est payant : vous pouvez donc vous abonner pour continuer sur notre site sans publicité ciblée.»

Le RGPD dispose depuis son entrée en vigueur que le dépôt de certains traceurs (ceux à des fins publicitaires entre autres) soit soumis au consentement des internautes.

Ensuite, pour s’assurer du respect du règlement européen, la CNIL a mis en place en octobre dernier des recommandations concernant le dépôt de cookies et autres traceurs. Plus spécifiquement, la CNIL a recommandé que le bouton pour refuser les cookies sur la CMP soit visible et accessible avec la même facilité que le bouton pour les accepter. Le gendarme de la protection des données a ainsi accordé un délai de 6 mois aux sites français pour se conformer aux dernières recommandations.

Comme on peut le constater, les sites qui dépendent fortement de revenus publicitaires n’offrent pas la possibilité de refuser directement ce type de cookies.

Concernant la licéité de ce type de « cookie wall », la CNIL affirme que des contrôles seront effectués au cas par cas. L’autorité administrative, qui avait interdit les cookie walls en 2019, a dû changer sa position suite à une décision du Conseil d’état du mois de juin dernier qui avait partiellement annulé la délibération de la CNIL. Plus précisément, le Conseil d’État avait censuré la décision de la CNIL en considérant qu’elle ne pouvait légalement interdire les cookie walls avec des lignes directrices, soit un acte de « droit souple.»

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